Après un syndrome de Diogène
Un logement submergé par l'accumulation se traite avec méthode et avec ménagement. Nous intervenons sans jugement, et sans que le voisinage n'en sache quoi que ce soit.
Ce que nous faisons, et comment nous le faisons
Le syndrome de Diogène se traduit par une accumulation extrême d'objets et de déchets, une incapacité à jeter et, souvent, un refus de l'aide extérieure. Ce n'est pas de la négligence : c'est un trouble, et il concerne fréquemment des personnes âgées ou isolées. C'est pour cela que l'intervention ne commence jamais par un camion et des sacs-poubelle.
Nous sommes le plus souvent appelés par un proche, un bailleur, un syndic ou un travailleur social. La première étape est une visite : on évalue le volume, l'état des sols et des murs, l'accès, la présence éventuelle de nuisibles, et surtout on rencontre la personne quand elle est encore dans les lieux. Rien ne part sans qu'un accord ait été trouvé sur ce qui est jeté et ce qui est conservé.
Vient ensuite le dégagement, pièce par pièce, en commençant par un accès et un point de sortie : on ne peut rien nettoyer tant que le sol n'est pas atteignable. Les objets à conserver sont mis de côté et signalés. Les déchets partent vers les filières adaptées, en plusieurs rotations si nécessaire.
Le nettoyage vient en dernier : sols, murs, sanitaires et cuisine repris en profondeur, puis désinfection des surfaces et traitement des odeurs par ventilation et nettoyage des supports. Nous travaillons équipés (gants, masques, protections) et avec du matériel dédié qui ne repartira pas chez un autre client.
Enfin, nous disons ce que nous ne faisons pas : nous ne sommes ni une entreprise de dératisation, ni une société de décontamination après décès, ni des déménageurs pour du mobilier lourd. Quand la situation le demande, nous vous orientons vers le professionnel qui en a l'agrément.
Quatre temps, dans cet ordre, jamais l'inverse
Prise de contact
Un échange par téléphone avec la personne qui nous sollicite, pour comprendre le contexte familial ou administratif avant de parler de nettoyage.
Visite et accord
Évaluation sur place, et si l'occupant est là, discussion sur ce qui sera jeté. On avance à son rythme, pas au nôtre.
Débarras
Dégagement pièce par pièce, tri des objets à conserver, évacuation vers les filières adaptées en autant de rotations qu'il faut.
Nettoyage et désinfection
Sols, murs, cuisine et sanitaires repris à fond, surfaces désinfectées, aération et traitement des odeurs.
Questions fréquentes sur ce type d'intervention
L'intervention est-elle discrète ?
Oui. Véhicule sans marquage voyant, horaires choisis avec vous, évacuations regroupées. Personne dans l'immeuble ou dans la rue n'a besoin de savoir ce qui se passe.
Peut-on intervenir si la personne refuse ?
Non, jamais contre son gré si elle occupe encore le logement. Nous pouvons en revanche venir présenter le déroulé, revenir plus tard, ou travailler avec le proche ou le professionnel qui l'accompagne. Le consentement fait partie de la réussite du chantier.
Comment est calculé le prix ?
Au temps passé, au nombre d'intervenantes et au volume à évacuer, après visite. Aucune estimation sérieuse ne peut être donnée par téléphone ni sur photos seules.
Que devient ce qui est jeté ?
Les déchets sont triés et acheminés vers la déchetterie ou la filière appropriée. Les objets identifiés comme à conserver, les papiers et les documents administratifs sont mis de côté et remis à la personne ou à sa famille.
Et s'il y a des nuisibles ?
Nous le signalons dès la visite et faisons intervenir une entreprise de désinsectisation ou de dératisation avant notre passage. Nettoyer un logement infesté sans traiter la cause ne sert à rien.
Vous appelez pour un proche ?
Expliquez-nous la situation au téléphone. Nous convenons d'une visite, sans engagement et sans jugement.

